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Née, vit et travaille à Paris...
Chevalier des Arts et Lettres 2001.
Docteur en psychopathologie clinique de l’Université de Paris VII : « Un cas de peinture
spontanée : Séraphine de Senlis », 1984.
Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris.
Françoise Cloarec aime la Syrie. Il y a une dizaine d’années,
elle rencontre ce pays pour la première fois. C’est d’abord Damas,
puis Alep, et non loin le fantôme pierreux des villes mortes échouées
au milieu des terres désertiques, et encore la beauté bleue de l’Euphrate,
le site de Mari, ses statues aux yeux dilatés qu’elle retrouve dans les
vitrines
du musée archéologique d’Alep ; à quelques mètres d’elle les tablettes
d’argile d’Ebla alignent la multitude serrées de leurs griffures
cunéiformes,
vieilles de plus de quatre mille ans… Périple et parcours initiatique
s’enchâssent
et déclenche un fois de plus le geste créateur. « Peut-on s’éprendre d’un
paysage »
se demande-t-elle. La Syrie ne va plus la quitter.
Ses peintures font cohabiter
différents mondes, religions, cultures et civilisations.
La Syrie y est souvent évoquée derrière les traits gris et rugueux des
statues de Mari.
Celles-ci voisinent alors avec d’autres personnages vivants ou inanimés,
d’époques plus
ou moins lointaines, plus ou moins certaines. Lorsqu’ils ne s’ignorent pas
les regards
de ces figures se croisent, s’étonnent de partager le même espace sur la
toile.

Expositions :
Galerie europia : Paradoxes au Féminin, novembre 2005
La Syrie dans les regards de l’Europe, Damas, juillet 2001. Alep septembre
2001.
Orangerie du Sénat Août 2000.
Centre Culturel Syrien mai 1997.
Galerie Le Point Alep 1993.
Orangerie du Luxembourg.
Galerie des Beaux-arts Paris.
Organisation d’expositions dans le cadre de la manifestation « La Nuit de
Ville Évrard ».
Françoise Cloarec. |